Le triskèle, la triple spirale
Le plus ancien symbole de notre collection : des triskèles sont gravés à
Newgrange, en Irlande, il y a plus de 5 000 ans. Ses trois branches évoquent le
mouvement — la terre, l'eau et le ciel ; passé, présent et futur ; ou,
en Bretagne contemporaine, l'énergie en rotation. Un motif d'équilibre, pas de
mystère : c'est ce qui explique sa popularité.
Le nœud celtique, l'éternité
Des entrelacs sans début ni fin, développés par les moines enlumineurs du haut
Moyen Âge — le Livre de Kells en est la vitrine. Le cordon qui se noue sans jamais
se rompre a fait du nœud celtique le bijou des unions : alliances, bagues de
fiançailles, pendentifs offerts « pour toujours ».
Le Claddagh, le message d'amour
Né au village de Claddagh, près de Galway, au XVIIe siècle : deux
mains (l'amitié) tiennent un cœur (l'amour) surmonté d'une couronne (la loyauté).
Sa façon de se porte un langage entier : cœur tourné vers la main, la personne
est « prise » ; tourné vers l'extérieur, le cœur est libre.
La croix celtique
La croix surmontée du cercle, qu'on voit se dresser partout en Irlande dès le
VIIIe siècle. Le cercle entrelacé symbolise l'unité du ciel et de la terre
— ou, pour les historiens des motifs, la couronne solaire reprise des steles païennes.
C'est la croix de Saint-Patrick, croisée avec l'art des entrelacs : un pont
entre deux mondes.
L'arbre de vie
Commun aux traditions celtique et nordique (Yggdrasil chez les Vikings), l'arbre
relie les racines au ciel. Offrir un arbre de vie, c'est souhaiter croissance,
enracinement et continuité familiale — d'où sa place dans les bijoux de naissance
et les pendentifs « généalogie ».
Le trèfle et le chardon
Le trèfle à trois feuilles, que Saint Patrick aurait utilisé pour expliquer la
Trinité, est devenu le porte-bonheur irlandais par excellence — le trèfle à quatre
feuilles, lui, se mérite. Le chardon joue le même rôle écossais : une fleur
qui pique et qui protège, emblème de fierté.